#1 Note de Conjoncture sociale 2026 L'attente* : si nous avions une attente active ?
*L'attente fait référence à l'élection présidentielle dont le premier tour est le 18 avril 2027
Cet été, j'ai eu la chance de suivre un atelier de la philosophe Marie Robert dont j'avais apprécié la pertinence des propos à l'occasion d'un séminaire de managers il y a quelques années. Elle nous a fait travailler sur plusieurs thématiques avec en appui, des textes de philosophes. Un des ateliers "La patience: habiter le temps" est intimement lié à l'attente et j'ai souhaité que la note de conjoncture de cette année s'inscrive dans cette attente de l'élection présidentielle période toujours charnière en France avec un basculement ou pas ?
Tout d'abord, comment qualifier le terme attendre: est-ce se résigner " rien ne va changer pour nous" ? renoncer d'avance aux résultats ? ronger son frein en comptant les 220 jours qui nous séparent du premier tour ? être impatient que tout cela passe ?
Ou au contraire s'agirait-il de "traverser cette durée" en étant plus attentif à ce que l'on fait, à se demander pourquoi on le fait et d'où vient cette nécessité d'agir toujours plus ?
En ce 11 septembre, beaucoup d'entre vous me confie être déjà
épuisé avec cette rentrée et un agenda annuel de CSE, de négociations, de projets en tout genre et le temps qui semble déjà vous manquer. Pourquoi cette fatigue ?
Sénèque dans " la brièveté de la vie" indique " ce n'est pas que nous disposions de peu de temps, c'est que nous en perdions beaucoup".
En perdre ? Ne sommes-nous pas obligés d'assumer toutes ces réunions ? N'avons-nous pas tous intégrés le fait que le dialogue social est c'est du temps de discussions, de réunions ? "C'est comme çà depuis toujours". Mais y peut-on quelque chose ?
Oui, je le pense.
220 jours nous séparent du 1er tour de l'élection présidentielle. Après, en principe, de nouveaux textes vont arriver, le Parlement va se mettre à produire le changement promis par le nouveau ou nouvelle président(e) avec des lois, de nouvelles normes, et le champ du social ne sera pas épargné. Peut-être même des mouvements sociaux ?
Le temps s'est accéléré et nous ne sommes plus en résonance comme l'indique Hartmut Rosa, sociologue allemand, avec ce que pourrait être un dialogue social différent dans nos organisations.
Donc comment rentré en résonance ?
Des livres sont sortis cette année sur le dialogue social, certains ont fait polémique, chacun campant sur ses positions, nous y reviendrons car je ne suis pas sûre que beaucoup de praticiens du dialogue en entreprise aient le temps de lire ces ouvrages. Quelques résumés s'imposent.
L'idée, ici, n'est pas de faire une ènième réflexion sur le dialogue social ( pas l'objet d'une note de conjoncture) mais de partir des pratiques et y apporter des éclairages.
Une sorte de diagnostic pas à pas avec des pistes pour le faire en équipe en y intégrant les nouveaux enjeux face aux urgences qui nous attendent ( IA,climat, idéologie...)
Et si la note de conjoncture 2026, marquait le point de départ d'un engagement à comprendre ce qui a changé en 15 ans pour appréhender plus sereinement les échéances à venir ?
Une vraie note de conjoncture sociale à faire vivre 220 jours selon le rythme de chacun, un outil à faire vivre et répondre aux professionnels des relations sociales qui veulent dépasser l'approche juridique ( voir mon post de la semaine dernière)
L'attente sera active si vous le souhaitez. Avant la sortie le 6 Novembre de la note, je publierai une réflexion par semaine avec des questions à se poser ou à débattre en équipe. Et le 6 Novembre une rencontre pour en discuter et continuer. Soyez nombreux à suivre cette révision/réflexion de fond, c'est maintenant ! Dites-moi en commentaire si la démarche vous intéresse ?
