"C’est mon premier contact avec des Organisations syndicales "

03 Fév 2022 Michèle Rescourio-Gilabert Mentoring

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Un nouveau directeur général vient d’être nommé à la tête de cet établissement public de plus de 1000 salariés. Il est issu de la haute fonction publique et n’a jamais présidé un CSE ou mené une négociation sociale.

La DRH, identifiant bien les enjeux de l’arrivée de ce nouveau DG, lui demande s’il serait d’accord pour un accompagnement externe pour une meilleure compréhension des relations sociales. Elle identifie bien qu’il n’est pas souhaitable pour elle de le faire.

Les objectifs définis avec ce nouveau DG sont assez clairs :

  • Lui apporter une vision globale des relations sociales en France et lui donner  quelques clés historiques sur la création des syndicats présents dans cet EPIC.
  • Lui donner une vision éclairée des postures des différents délégués syndicaux de l’établissement.

Exemple : il avait un a priori favorable du délégué CFTC ( le C de chrétien étant certainement pour quelque chose) alors que la CFTC était plutôt radicale dans ses prises de position depuis des années et il ne comprenait pas

  • L’accompagner dans la préparation des premières réunions paritaires et faire un débriefing des réunions qu’il présiderait.
  • Le conseiller sur les postures à adopter en réunion

Le fait d’être externe à l’organisation permet au DG d’être totalement libre dans ses questionnements et de pouvoir exprimer ses surprises, incompréhensions face à certaines postures surprenantes pour lui.

 

Cet accompagnement s’est déroulé sur trois mois et a permis au DG de prendre goût aux relations sociales. Il a engagé une nouvelle façon d’engager le dialogue social assez conflictuel jusque là.

Cet accompagnement a levé ses craintes de faire des erreurs ou de se mettre en danger ayant en tête le fameux «  délit d’entrave » qu’il se voyait brandir à chaque prise de position de la direction.

 

Accepter de se faire accompagner est un signe d’ouverture et d’engagement dans le dialogue social sans en laisser la totale responsabilité à la DRH.

 

Les élus et délégués ont eu en face d’eux un DG au cœur de l’activité qui pouvait répondre à leurs préoccupations. Le dialogue social a dépassé les questions liées essentiellement aux RH pour aller au cœur du business. Ce qui est bonne chose.


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